Aujourd’hui, avait lieu l’assemblée générale du syndic de copropriété de l’immeuble dans lequel j’ai investi.

C’est la première fois que j’ai l’occasion d’y assister, j’ai donc décidé de faire le trajet (1h du boulot, 2h de la maison).

Aujourd’hui, le temps était superbe, températures printanières. Hier soir, après une soirée qui avait mal commencé, j’ai ajouté mon trajet aller dans BlaBlaCar. Au cas où. J’ai bien fait : 1 inscription 30 minutes plus tard. Et 30 minutes avant le départ, une 2e inscription. Parfait !

Une fois arrivée, je me gare au parking relais, la ligne de bus est directe jusqu’au lieu de la réunion. Idéal. Sur le trajet, je reconnais les lieux : je passais dans cette rue tous les jours lorsque je travaillais dans cette ville. Souvenirs, souvenirs !

Quand je dis que tout roulait, en plus de quelques synchronicités : le fleuriste près du parking relais porte le nom d’une de mes plantes préférées ; l’arrêt de bus où je descends est dans la rue où je dois me rendre (en fait, il est presque devant) ; un des arrêts de la ligne porte le même nom que le quartier où je travaille ; à l’extrémité de la ligne de bus, un Lieu magique où je suis allée avec une amie il y a quelques années, on en parle encore aujourd’hui ; sur le trajet encore, une immense zone est en construction, de petits immeubles, super chouette, ça donne envie de s’y installer ; on passe devant une camionnette portant le prénom de mon filleul, devant une agence de gestion locative.

Tout cela me met dans une belle énergie ! 

L’immeuble a une centaine de lots, je ne m’attendais pas à voir une foule, peut-être une dizaine de personnes. On était 4 : le représentant du syndic (appelons-le Ludo), l’exploitant, un autre copropriétaire (lui c’est Michel) et moi. Ludo s’adresse à Michel comme à quelqu’un d’importance. Intéressant 🙂 Au début, je ne savais pas si c’était le patron de la société exploitante ou un « gros » investisseur/copropriétaire.

L’humeur était légère, je ne me suis pas du tout sentie ignorante ou inférieure, alors qu’à l’évidence Michel en connaissait un rayon. Quand il a commencé à poser des questions précises sur les coûts, je me suis dépêchée de prendre des notes : super source d’informations et donc d’apprentissage ! J’avais de mon côté des questions par rapport à l’exercice financier et d’autres, je les ai posées avec conviction et sans me sentir ridicule (comme ça aurait pu être le cas auparavant), j’étais parfaitement à l’aise, moi la « petite » investisseuse d’un simple studio.

Le moment de kiff, au début des échanges, a été lorsque « Ludo » nous a demandé si c’était notre premier investissement. J’ai bien hésité une dizaine de secondes avant de répondre … oui.

Depuis environ 3 ans, j’ai passé de nombreuses heures à m’intéresser et me former aux finances personnelles (et surtout à leur gestion), à l’investissement en général, j’ai acheté quelques actions, ouvert un PEA, je me suis formée à l’investissement immobilier, j’ai effectué des analyses de ville, des recherches de bien, des dizaines de calculs de rentabilité, cherché un bien immobilier à titre d’investissement, travaillé et présenté mon dossier bancaire plusieurs fois devant des banquiers ébahis, suivi de multiples conférences sur l’investissement responsable, …

Je me rends compte aujourd’hui que bien que mon patrimoine soit petit, je me considère réellement comme investisseuse. Par mimétisme ? Probablement. Beaucoup d’informations que je consulte chaque jour sont liées aux finances et/ou à l’investissement.

#fierté

Je continue de faire grossir mon épargne de précaution avant de me (re)lancer dans l’investissement immobilier, de me constituer d’autres types d’épargne. D’autres appellent cela de l »’argent à dépenser » : en effet, l’épargne n’est là que pour être dépensée en différé, plus tard, que ce soit dans 2 jours, dans 2 ans ou dans 20 ans, pour payer une facture d’eau, un changement de voiture ou une (complément de) retraite.

Je constate également, lorsque je discute avec des proches, des amis, des collègues, que j’ai acquis une masse de connaissances importante. Certes, je sais que j’ai à peine commencé à gratter la partie émergée de l’iceberg en terme de connaissances. Cependant je suis relativement sereine pour prendre mes futures décisions financières, quelles qu’elles soient ou quel qu’en soit le montant. Je n’atteindrai pas les sommets que d’autres ont conquis, mon ambition est moindre, mais qu’est-ce que je peux apprendre de tout ce qu’ils partagent de leurs expériences !!

Je me rends compte également que j’ai pardonné à la part de moi-même qui a signé pour cet achat immobilier sans vraiment bien comprendre tous les tenants et aboutissants, à un moment où ce n’était justement pas le moment, où je me suis laissée embarquée dans un projet que je considère aujourd’hui comme une leçon de ce qu’il ne faut pas faire 🙂

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *