Ma motivation et ma confiance plus fortes que tout !

Il y a 2 ans, en janvier 2020, j’ai décidé de me remettre au sport [je ne me considère pas du tout comme une sportive : j’avais horreur du sport quand j’étais jeune, j’ai essayé plein de disciplines adulte et persisté dans aucune]. J’ai choisi la course à pied, parce que c’est le seul sport qui ne coûte que la tenue et que je peux pratiquer quand et où je veux. Et si je veux arrêter, je n’ai pas d’engagement « à l’année » à abandonner.

Avant ça, j’avais fait de multiples tentatives pour courir : quand j’avais environ 25 ans, j’allais courir 20 à 30 minutes. J’ai vite arrêté parce que je n’avais plus du tout d’endurance et je ne connaissais pas la technique des petits pas : il ne me serait jamais venu à l’esprit de courir/ marcher/ courir pour reprendre. 

10 à 15 ans et 3 enfants plus tard, j’ai voulu réessayer. J’ai trouvé un programme d’entraînement pour commencer par 30 secondes, puis 1 minute, … pour petit à petit monter à 30 minutes. Au bout de 3 ou 4 séances laborieusement exécutées autour du terrain de foot ou près du plan d’eau, je me tordais la cheville sur un caillou ou une racine et c’en était fini. 

Il y a 2 ans je décide donc de reprendre un programme progressif, je demande des conseils à un collègue rompu aux trails, mon objectif étant un trail de 7/8km en décembre. Je me fixe 3 entraînements par semaine, un peu de renforcement ou yoga pour compléter. La motivation est là, j’ai un rythme qui me convient, je me sens bien et fait nouveau : j’apprécie vraiment de courir. Je rencontre une coach qui me dit que je pourrais même viser le 14km, j’ai la capacité physique pour ça. 

Puis arrive le 16 mars. Tous confinés. Je continue les entraînements autour de chez moi malgré l’incertitude ambiante et l’atmosphère de fin du monde qui règne. J’habite aux portes d’une petite ville de province, au fond d’une impasse, je suis entourée de champs, je suis voisine d’une ferme. 

C’est alors que j’entends le discours d’un athlète professionnel qui s’entraînait pour les JO, haranguant qui voulait bien l’entendre qu’il était inadmissible de sortir de chez soi pendant cette période critique, que ceux qui bravaient l’interdiction étaient des inconscients mettant la vie des autres en danger. Regardez-le, lui le pro, il s’entraîne en intérieur. J’ai bien voulu l’entendre. Je me suis dit que si lui, le pro, ne sortait pas pour des entraînements, qui étais-je, moi, amatrice et sans expérience pour le faire ? J’ai donc arrêté toute activité physique, mis à part quelques exercices de temps en temps pour motiver mes enfants.

1 an de télétravail à quasiment 100% plus tard, installée à un bureau moins bien équipé qu’au bureau, après l’arrêt des marches quotidiennes pour aller à la gare et prendre les transports en commun, je me retrouve avec des douleurs chroniques à la hanche et à l’épaule. Bilan kiné : je n’ai plus suffisamment de force musculaire. Je peine à trouver la motivation suffisante pour effectuer les séances de musculation nécessaires à améliorer ma santé physique (et par conséquent mentale) dans mon salon-bureau-salle à manger-cuisine-pièce de détente qui serait devenue en plus salle de sport.

Janvier 2022. F*** le covid, je me fixe à nouveau l’objectif du trail de 14km (direct) en fin d’année. Je reprends les entraînements avec une motivation décuplée.

Et cette fois, rien ne m’arrêtera ni me fera flancher. Parce que entre-temps, j’ai réfléchi à tout ça (et plein d’autres choses), et laissé ma culpabilité au bord du chemin. J’en suis très fière ! J’irai courir 3 fois par semaine, faire du renforcement musculaire entre chaque sortie, et toutes les exhortations de tous les athlètes du monde ne m’arrêteront pas. Parce que f*** aussi les injonctions bien pensantes des autres : ce n’est pas parce que je croise 2 pelés et 3 tondus au cours d’une sortie qu’ils vont mourir. Mes objectifs et envies sont respectables tant que je respecte les autres, et c’est le cas.

Vive moi et ma confiance en moi !!

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